Inauguration, 6 mars 2006.
SALLE 1
Cette première salle montre comment toute l'oeuvre de Breccia a été marquée par les contextes sociaux, politiques et culturels de l'Argentine.
Ci-dessous, vitrine de gauche : planches de la nouvelle "Je ne suis plus une légende", extraite de l'album "Dracula, Dracul, Vlad?, bah!...".
Au fond (vitrine et mur): intégralité des planches du "Petit chaperon rouge", nouvelle en 6 planches inédite en France.
À droite: croquis sur le vif et photos de Breccia.
Outre présenter Breccia, cette salle est importante car elle rend palpable le lien qui existe entre l'artiste et son pays. Breccia, dans tous ses livres, a glissé des images de son quotidien (sa maison, ses amis, son quartier ou encore les scènes qu'il a pu voir lors de la dictature militaire...), et il a en cela dressé un véritable portrait de l'Argentine.
Le tango a été également très important dans la vie de Breccia, et la nouvelle "Le petit chaperon rouge", adaptation d'un conte de Grimm qu'il a réalisé en collaboration avec Carlos Trillo, est inspirée d'un tango bien connu intitulé "Margot". Cette histoire fait converger plusieurs thèmes chers à Breccia: le tango bien-sûr, mais aussi les quartiers pauvres dans lesquels il a grandi ou encore les régimes politiques, représentés ici par la police militaire.
SALLE 2
Les rencontres et les collaborations de Breccia ont été essentielles dans l'évolution de son travail, qu'elles fussent celles de scénaristes -au premier rang desquels on trouve Hector OEsterheld- ou d'oeuvres littéraires comme le "Rapport sur les aveugles" d' Ernesto Sabato (Ci-dessous à gauche).
SALLE 3
Plus BRECCIA avançait dans sa carrière, plus il intégrait la peinture dans la bande dessinée. Cet espace montre l'importance qu'il donnait à la couleur et à la peinture. Adaptations, collaborations et illustrations montrent l'éventail des styles que, par la couleur, le dessinateur a développé. Nous y voyons son amour pour la littérature et ses auteurs, notamment Jorge Luis BORGES, à qui BRECCIA a consacré son dernier travail.
Contrepoint
noir et blanc de cette salle, LE COEUR RÉVÉLATEUR nous a permis de
présenter dans son intégralité l'une des plus magistrales adaptations
de littérature en bande dessinée.

ci -dessus au mur: série de peintures acryliques inspiré des nouvelles de Jorge Luis Borges
ci dessous: fac-similé de la nouvelle "Le coeur révélateur", adaptée d'une nouvelle d'Edgar Allan Poe







